La population de N’Sungu III, située dans le groupement Bawisa, en chefferie de Watalinga, territoire de Beni (Nord-Kivu), se dit soulagée après l’issue d’un processus judiciaire ayant permis de mettre fin à plusieurs conflits liés aux morcellements illicites de terres.
Dans un micro-baladeur réalisé auprès des habitants, plusieurs membres de la communauté ont salué le travail du Parquet près le Tribunal de Paix de Beni qui, selon eux, a permis de faire triompher la vérité dans un dossier ayant longtemps lésé de nombreuses familles, notamment des personnes du troisième âge.
« Pendant longtemps, certaines familles avaient perdu plusieurs parcelles. Aujourd’hui, la justice nous a permis de retrouver une partie de nos terres et surtout la paix », témoigne un habitant de la localité.
Les victimes affirment que cette avancée a été rendue possible grâce à leur détermination ainsi qu’à l’accompagnement de leurs avocats conseils, Me Joseph Ntoku et Me Gentil Mwenge, qui ont porté l’affaire devant la justice.
La communauté salue également l’attitude du Mwami Pascal Bamukoka, qui, selon les habitants interrogés, a encouragé sa population à s’opposer aux morcellements illicites et à rechercher une solution durable aux conflits fonciers.
Selon les informations recueillies, un compromis équitable a finalement été trouvé entre les différentes parties. Alors que certaines victimes affirmaient avoir perdu jusqu’à onze parcelles et d’autres la totalité de leurs concessions, les parties ont accepté de céder chacune deux à trois parcelles sur des concessions privées variant entre un et cinq hectares.
Pour la population, cet accord permet non seulement de réparer les préjudices subis mais aussi de restaurer la paix et la cohésion sociale dans la zone.
Nouvelles règles foncières à N’Sungu III
- Aucune parcelle ne peut être vendue dans cette partie de N’Sungu III sans être munie d’un acte de reconnaissance signé entre le concessionnaire et les chefs de base.
- Aucun agent coutumier, aucun intermédiaire ni même le Mwami ne peut procéder à la vente d’une parcelle sans présenter cet acte de reconnaissance.
- Toute transaction foncière réalisée en dehors de cette procédure sera considérée comme nulle et non avenue.
Dans leurs réactions, plusieurs habitants affirment également soutenir les actions de Me Joseph Ntoku, qu’ils décrivent comme un défenseur engagé des droits fonciers et de la protection des terres ancestrales.
Pour la population de N’Sungu III, cette issue constitue une preuve que « la vérité, lorsqu’elle est défendue avec courage et appliquée avec rigueur, finit toujours par triompher pour la justice et la paix sociale ».
Rédaction
