Le club des jeunes Good Life a célébré, le dimanche 19 juillet 2026, son quatrième anniversaire d’existence. Créé à Oïcha-Nduani, Good Life compte aujourd’hui plus de cinq antennes regroupant des centaines de jeunes sur l’axe Butembo-Eringeti. Cette année, le club a choisi Eringeti pour célébrer cet anniversaire sous le thème : « Jeune, espoir de demain ? ».
Développé sous forme d’interrogation par l’organisation Ubuntu Panafrika, invitée de marque à cette activité, ce thème visait à déterminer si la jeunesse constitue réellement l’espoir de demain ou plutôt celui d’aujourd’hui.
Deux explications ont été avancées pour démontrer que la jeunesse ne peut jamais constituer l’espoir de demain. Le représentant de Ubuntu Panafrika, à travers son projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama wa Mashariki ya Kongo ? », a rappelé qu’après la jeunesse vient la vieillesse. Selon lui, devenir « l’espoir de demain », c’est vouloir accomplir à la vieillesse ce que l’on pouvait faire pendant la jeunesse, ce qui paraît tout à fait impossible.

Il a également illustré son intervention par les exemples d’Emery Patrice Lumumba en RDC, d’Ibrahim Traoré au Burkina Faso, de Muammar Kadhafi, de Thomas Sankara, de Nelson Mandela et de bien d’autres personnalités qui ont mené ou commencé leurs différentes luttes à un jeune âge. Selon lui, ces derniers n’ont pas attendu la vieillesse pour agir. Grâce à leur courage, ils ont contribué à des libertés, à des indépendances et demeurent des références pour plusieurs générations. C’est ainsi que les jeunes des clubs Good Life et d’ailleurs doivent désormais savoir qu’ils sont l’espoir d’aujourd’hui et qu’ils doivent agir dès maintenant, notamment en proposant des pistes de sortie de la crise sécuritaire liée aux ADF et au M23.
Il a cependant insisté sur le fait que ceux qui ont mené ces luttes ne l’ont pas fait en se rebellant, mais en suivant la voie légale, citant notamment le colonel Mamadou Ndala, mort les armes à la main en combattant les ADF.
Enfin, il a demandé aux jeunes d’éviter de ne penser qu’à l’aide extérieure ou à la dépendance totale, et de privilégier plutôt l’unité entre Congolais, le soutien à l’armée, l’intégration dans les forces de défense ainsi que la résistance citoyenne, afin de constituer véritablement l’espoir d’aujourd’hui.
Nganga Mbafumoja Victor
