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Dimanche 09 août 2026, l’organisation Ubuntu Panafrika, dans le cadre de son projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? », a poursuivi les séances de sensibilisation sur la coresponsabilité sécuritaire et civilo-militaire auprès des associations et mutualités communautaires en ville d’Oïcha. Ce jour, le chef de projet lui-même, Maître Fidèle Ubuntu, accompagné de son agent terrain à Oïcha, s’est rendu à Tenambo 1er, au bloc Vuthungera.

La première séance a ciblé une vingtaine d’hommes et de femmes de Tenambo, réunis au sein de la mutualité O’Lwanzo. Le représentant de Ubuntu Panafrika à Oïcha a, dans son exposé, insisté sur l’unité et la résistance face au terrorisme de l’ADF. Il a démontré que, pour chaque attaque, les ADF utilisent la réflexion et une très bonne planification. Ce qui, selon lui, nécessite également de la part de la communauté une bonne réflexion, afin d’éviter la diversion, la division et les émotions pour y faire face.

Il estime qu’à chaque fois que les FARDC planifient des opérations de traque, la communauté devrait, à son côté, se réunir pour trouver des mécanismes d’accompagnement et de soutien, afin que les forces soient unies.

La deuxième séance, animée par le chef de projet, Maître Fidèle Ubuntu, s’est déroulée à Paris, au quartier Oïcha 1er. Face à une dizaine de jeunes de la sous-coordination des associations des jeunes d’Oïcha 1er, il a démontré combien ne pas nourrir le ventre, c’est nourrir l’insécurité.

Il évoque une insécurité et une guerre pour des gains économiques, en citant notamment celles des ADF et du M23, qui cherchent, selon lui, à se nourrir et à se renforcer financièrement et économiquement. Le chef de projet de « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? » fait savoir que la richesse du Congo constitue, selon son analyse, l’une des principales sources de l’insécurité.

Cette situation pousserait chaque Congolais à avoir peur de ceux qui ont faim et surtout à prendre des mécanismes pour se mettre à l’abri de ceux qui envient ce que nous avons.

Pour Maître Fidèle Ubuntu, l’armée seule ne suffit pas pour assurer la sécurité d’une nation. Il parle de 20 % seulement qui reviendraient à l’armée contre 80 % à la population.

« Oui, c’est à l’armée de faire la défense du peuple, mais c’est au peuple de lui fournir les moyens, les conditions et les informations pour qu’elle y parvienne », insiste le chef de projet de Ubuntu Panafrika ASBL.

À chaque attaque des ADF, les habitants, au lieu de tomber dans l’émotion, la colère, le désespoir ou la déception, devraient plutôt se réunir pour peaufiner de nouvelles stratégies de protection en appui aux FARDC et à la police.

Car, dit-il : « Face au terrorisme, la réflexion est une arme. La colère, l’émotion et la déception empêchent de réfléchir. »

Face aux questions de ceux qui critiquent l’armée, le conférencier a reconnu que certaines brebis galeuses ne peuvent pas manquer parmi les éléments des forces de défense et de sécurité. Il évoque l’exemple du riz : à cause de la présence d’un grain de sable, on ne décide pas de jeter tout un sac de riz ; il faut plutôt trier.

Il appelle ainsi à approcher les forces de défense et de sécurité pour déceler les mauvais éléments, les dénoncer et maintenir les bons.

Nganga Mbafumoja Victor