L’ONG IDAD a organisé, dans les zones de santé de Mabalako (Irango) et Kalunguta (Bulu), dans le territoire de Beni, des cadres de dialogue consacrés aux changements climatiques, à la protection de l’environnement et aux mécanismes communautaires permettant de faire face à leurs effets. Ces rencontres ont réuni différents acteurs locaux, notamment des femmes, des autorités locales, des représentants de la société civile, des acteurs communautaires et des paysans.
L’initiative visait à renforcer les connaissances des communautés sur les changements climatiques, à recueillir leurs préoccupations et à favoriser la recherche collective de solutions adaptées aux réalités locales.
À Irango, les femmes au cœur du dialogue

Le 15 septembre 2026, un cadre de dialogue s’est tenu dans la localité d’Irango, en Zone de Santé Rurale de Mabalako. L’activité a réuni 20 personnes, principalement les acteurs locaux. La forte participation des femmes a permis de recueillir leurs expériences et leurs préoccupations face aux problèmes environnementaux qui touchent leur communauté.
Après une présentation sur les changements climatiques, leurs causes et leurs conséquences, les participants ont été répartis en groupes de travail. Les restitutions ont ensuite permis d’engager des discussions entre les femmes, les autorités locales et les autres acteurs communautaires.
Déforestation, agriculture sur brûlis et gestion des déchets

À Irango, les participants ont identifié plusieurs défis environnementaux, parmi lesquels le déboisement et la déforestation, qui entraînent une dégradation du couvert forestier.
L’agriculture sur brûlis a également été citée comme l’une des pratiques contribuant à la dégradation de l’environnement. Les participants ont appelé à davantage de sensibilisation sur les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
La rencontre a aussi fait ressortir l’insuffisance des connaissances en matière de gestion des déchets, l’insuffisance des infrastructures et équipements sanitaires ainsi que certaines préoccupations liées à l’hygiène et à l’assainissement.
Les participants ont par ailleurs déploré le faible nombre d’organisations intervenant dans la protection de l’environnement, particulièrement dans le reboisement et la reforestation naturelle.
À Kalunguta, plusieurs autres paysans mobilisés
Un jour plus tard, le 16 septembre 2026, l’ONG IDAD avait organisé une rencontre similaire à Kalunguta, avec la participation de plusieurs autres paysans venus de différents coins de Kalunguta. Les échanges ont porté sur les causes et les conséquences des changements climatiques ainsi que sur les problèmes environnementaux observés dans le milieu.
Comme à Irango, les participants ont notamment relevé les problèmes liés au déboisement, à la déforestation, à l’agriculture sur brûlis et à la gestion des déchets. Les discussions ont permis aux paysans de partager leurs expériences et de réfléchir à des solutions pouvant être mises en œuvre au niveau communautaire.
Le reboisement et la reforestation naturelle ont été particulièrement mis en avant comme des mécanismes permettant aux communautés de contribuer à la restauration et à la protection de leur environnement.
Des pépinières communautaires pour rapprocher les solutions des populations

À Irango comme dans les échanges de Kalunguta, la nécessité de renforcer les initiatives locales de reboisement a occupé une place importante.
Les participants ont notamment recommandé la mise en place de pépinières communautaires et publiques dans les aires de santé, afin de faciliter l’accès des populations aux jeunes plants.
Ils ont également appelé à l’organisation régulière de séances de mobilisation et de conscientisation sur l’importance de la protection des ressources naturelles, du reboisement et de la reforestation naturelle.
Les autorités appelées à renforcer l’encadrement environnemental
Les participants ont recommandé à l’État et aux services techniques de renforcer le fonctionnement du service chargé de l’environnement, notamment dans la réglementation, le contrôle, l’accompagnement et la sensibilisation.
Une attention particulière a été accordée à la réglementation relative à l’exploitation du bois dans les zones agricoles. Les participants ont souhaité une clarification des règles concernant les autorisations de coupe, notamment lorsque des arbres plantés par les habitants sont exploités par des tiers.
La société civile a également été appelée à renforcer son plaidoyer auprès des autorités et des partenaires et à jouer un rôle plus actif dans les initiatives de reboisement et de reforestation naturelle.
Des projets à concevoir avec les communautés
Les participants ont enfin insisté sur la nécessité pour les organisations humanitaires et environnementales de consulter les communautés avant la mise en œuvre des projets. Selon les recommandations issues des échanges, les projets devraient tenir compte des réalités locales, des coutumes et des besoins exprimés par les populations. Les plannings des activités devraient également être élaborés de manière participative afin de favoriser l’adhésion et la participation des communautés.
IDAD mise sur le dialogue communautaire

À travers les rencontres organisées à Kalunguta et Mabalako, l’ONG IDAD entend favoriser un dialogue direct entre les communautés et les différents acteurs concernés par les questions environnementales. Ces cadres d’échange ont permis d’identifier des préoccupations locales, de renforcer les connaissances des participants sur les changements climatiques et de faire émerger des propositions autour du reboisement, de la reforestation naturelle, de la gestion des déchets et des pratiques agricoles durables.
Les participants ont souhaité que de telles initiatives se poursuivent afin de maintenir le dialogue entre les communautés, les femmes, les autorités locales, la société civile et les organisations intervenant dans le domaine environnemental.
Adresse de l’organisation : coordinationidadrdc1@gmail.com ou racineerick@gmail.com
Contact de l’organisation: +234997974558
Contact physique : Beni ville, commune Ruwenzori, quartier Mabakanga, cellule Rizeri, avenue Opienge, numéro 06, RDC
