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Depuis les élections de 2023, la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, vit une situation politique difficile. Aujourd’hui, aucun député de cette partie n’est à l’Assemblée nationale ni à l’Assemblée provinciale. Résultat : aucune voix ne défend Oïcha là où se prennent les grandes décisions du pays et de la province.

Cette absence se fait sentir dans tous les domaines. Pas de routes réhabilitées, pas de projets de développement, pas d’infrastructures visibles. Pendant que d’autres territoires voient leurs représentants plaider pour eux, Oïcha reste oubliée, comme si elle n’existait pas.

Beaucoup de citoyens reconnaissent aujourd’hui que le problème vient aussi du vote mal orienté en 2023. Les habitants ont éparpillé leurs voix entre plusieurs candidats, au lieu de s’unir autour de quelques-uns capables de faire la différence. Au final, aucun n’a eu assez de voix pour passer, et toute la communauté en paie le prix.

Pendant ce temps, les besoins sont énormes. Les jeunes sans emploi, les écoles sans moyens, les hôpitaux en manque de matériel sophistiqués, les routes impraticables, la sécurité toujours fragile. Et sans élus, personne ne porte ces problèmes au niveau national ou provincial.

À quelques années des prochaines élections, prévues en 2028, cette réalité doit servir de leçon à la population d’Oïcha. Il faut tirer les enseignements de 2023 et comprendre que le vote divisé affaiblit la cité. L’unité autour de bons candidats, honnêtes et engagés, est la clé pour espérer le changement.

Oïcha ne doit plus rester silencieuse ni invisible. 2028 approche que chaque électeur réfléchisse à l’avenir de sa cité avant de voter. L’heure n’est plus aux regrets, mais à la prise de conscience.

Jean-Claude Mbafumoja