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Alors que la commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni vit son quatrième jour de paralysie suite à l’appel à des journées villes mortes ce jeudi 06 novembre 2025, une voix s’élève pour proposer une autre voie. Maître Fidèle Ubuntu, juriste de formation, regrette cette méthode qu’il juge inefficace et parfois contre-productive.

« C’est une tristesse de voir que, trente ans après, après les villes mortes de 1992, nous continuons avec les mêmes actions pour espérer des résultats différents. Qui nous a appris à penser ainsi ? », s’interroge-t-il, avant d’appeler à un dialogue franc et responsable entre les administratifs et les administrés.

Pour lui, il faut cesser de croire que le simple remplacement des autorités résoudra les problèmes.

« On risque de remplacer celui qui fait la diarrhée par celui qui fait le vomissement », ironise-t-il, en appelant à plus de réflexion collective.

Il encourage ceux qui le souhaitent à reprendre leurs activités, tout en continuant à réclamer leurs droits autrement.

« Aucun pays ne s’est développé par des villes mortes. Soyons de ceux qui font vivre la ville. »

Il a ainsi proposé, en plus du dialogue, des correspondances aux autorités, des plaidoyers à tous les niveaux, des messages écrits et présentés aux autorités sur des calicots ou banderoles. Ce, en émettant le vœu de voir les actions ou démarches se passer sans aucune violence et sans violer le droit d’autrui, sans forcer l’implication de ceux qui ne veulent pas participer. À lui de préciser que ouvrir sa boutique n’est pas synonyme de ne pas soutenir l’action. Ici, le juriste Fidèle s’attaque à ceux qui se mettent à menacer des habitants, surtout les opérateurs économiques, de ne pas mener leurs activités en toute quiétude.

Disons que Maître Fidèle Ubuntu s’exprimait ce jeudi 6 novembre 2025, alors que la société civile d’Oïcha exige toujours le départ de la bourgmestre et du commandant PNC du territoire de Beni. Ils sont accusés de mauvaise gouvernance et d’insouciance face à la question de sécurité.

Nganga Victor Mbafumoja