Dans le secteur de Beni-Mbau, territoire de Beni (Nord-Kivu), la population vit une souffrance silencieuse. Un danger permanent que personne ne voit ! Chaque jour, des cultivateurs, venus de la commune d’Oïcha doivent traverser la rivière Bamulioma ou mieux Mamundioma, près du PK7 en passant par Mamiki, route Mbau-Kamango, pour se rendre dans leurs champs.
Malheureusement, il n’y a aucun pont. Et quand la rivière déborde, c’est un vrai risque de mort. Des femmes, des enfants, des vieux… tous sont obligés de traverser à pied. L’eau est forte, les rochers sont glissants. Un faux pas, et c’est la noyade.

Pour esquiver la mort, certains préfèrent faire un long détour de plus de 7 km passant par Mbau, mais ce n’est pas toujours possible. C’est fatigant, ça prend du temps, et tout le monde ne peut pas marcher autant.
Les gens ont peur. Ils veulent juste aller cultiver leurs champs pour nourrir leurs familles. Mais à chaque pluie, c’est la panique. « Est-ce que je vais réussir à traverser ? Est-ce que je vais rentrer vivant ? », autant de questions qui se posent.
S’intéressant à ce sujet, Oichanews.net trouve l’urgence d’y construire un pont. Ce média qui met en avant la population d’Oïcha appelle les ONG, les partenaires du gouvernement et les autorités locales à intervenir dans l’immédiat. Un simple pont ici changerait des vies. Que ce plaidoyer soit entendu. Mamundioma attend.
Il est plus qu’urgent de construire un pont sur cette rivière. Chaque jour sans ce pont, c’est une vie en danger. Il ne faut pas attendre qu’un drame se produise pour agir. Le besoin est réel, la souffrance est visible.
Ces hommes et femmes qui nourrissent nos marchés ne demandent pas grand-chose : juste un passage sécurisé pour continuer à vivre de leur travail. Un pont sauverait non seulement des vies, mais redonnerait aussi espoir à toute une communauté visiblement oubliée.
Jean-Claude Mbafumoja, de retour de Mamundioma
