Listen Live!

À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la lutte contre l’utilisation des enfants soldats, célébrée chaque 12 février, le Parlement d’enfants du territoire de Beni a élevé la voix pour dire non à l’enrôlement des enfants dans les groupes armés.

S’exprimant au nom de cette structure, son président, Justin Sivyolo, rappelle qu’un enfant ne peut en aucun cas être assimilé à un soldat.

« L’enfant est un être de paix, porteur d’espoir pour l’avenir de toute une génération, et non un combattant », a-t-il déclaré.

Selon Justin Sivyolo, les armes ne remplaceront jamais les fournitures scolaires, et les champs de bataille ne tiendront jamais lieu d’écoles. Il qualifie le recrutement et l’utilisation des enfants dans les conflits armés de crimes graves qui violent les droits fondamentaux de l’enfant et compromettent l’avenir des communautés ainsi que celui de la nation.

Le président du Parlement d’enfants condamne fermement toute forme de recrutement, d’enrôlement ou d’exploitation des enfants par des groupes armés. Il appelle les autorités compétentes à renforcer les mécanismes de protection de l’enfance et exige la libération immédiate de tous les enfants présents dans les rangs des groupes armés.

Par ailleurs, Justin Sivyolo interpelle les parents, les éducateurs et les leaders communautaires afin qu’ils veillent davantage au bien-être et à la protection des mineurs. Il invite également la communauté nationale et internationale à s’engager activement pour une paix durable.

Dans un contexte marqué par la recrudescence de l’insécurité à l’Est de la République démocratique du Congo, plusieurs milliers d’enfants ont été contraints d’intégrer différents groupes armés, souvent au détriment de leur éducation et de leur avenir.

Le Parlement d’enfants réaffirme, à travers son président Justin Sivyolo, son vœu de voir émerger un avenir sans enfants soldats, où chaque enfant pourra grandir, apprendre et s’épanouir en toute sécurité.

Fiston Kandaki