Dans un contexte d’insécurité persistante marquée par les attaques répétées des ADF, le parlement des jeunes en territoire de Beni veut faire de la jeunesse un pilier du retour de la sécurité.
Le jeudi 2 octobre 2025, cette structure juvénile a lancé une série d’activités d’éveil de conscience sur l’axe Mavivi-Eringeti. L’objectif est de sensibiliser les jeunes à s’approprier la question sécuritaire en mettant en place des comités locaux d’appui aux opérations militaires.
À Mavivi, à l’entrée nord de la ville de Beni, une trentaine de jeunes ont pris part à la première séance, placée sous le thème « Agissons pour un monde pacifique ». Josué Kyoghero, président du Parlement des Jeunes, a insisté sur le rôle central que doit jouer la jeunesse. Pour lui, la paix ne doit pas rester une simple vision. C’est un appel à l’action auquel chacun doit répondre. Face à l’ADF, ce sont les jeunes et les FARDC, et non l’extérieur qui viendra sauver l’intérieur, a-t-il lancé.
Certains jeunes de Mavivi ont exprimé leur engagement à collaborer avec les services de sécurité et à braver la peur pour contribuer à la résistance. Une dynamique saluée par la société civile locale, représentée par Jadot Mwendapole, son rapporteur en groupement Batangi-Mbau.
À l’issue de cette rencontre tenue dans la salle du secteur catholique de Mavivi, les premiers contacts ont été pris pour installer les comités d’appui. L’initiative va s’étendre dans la suite des activités à Mbau, Oïcha, Maimoya et Eringeti. Celle-ci rejoint, disons-le, la logique du projet « Wapi Jiwe Langu Kwa Usalama wa Mashariki ya Kongo ? » porté par l’ASBL Ubuntu Panafrika en partenariat avec le service civilo-militaire des FARDC dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et de la Tshopo.
Nganga Victor Mbafumoja
