Le père du garçon surnommé petit Idengo, qui s’est récemment fait connaître pour ses interprétations du feu artiste Idengo, s’est enfin exprimé. Dans un entretien accordé à OichaNews, Joseph Mastaki, visiblement inquiet affirme ne plus connaître la destination de son fils depuis quelques jours. Selon lui, l’enfant serait actuellement entre les mains de ses encadreurs, loin de toute activité scolaire.
« Mon enfant ne va plus à l’école. Il est avec ses encadreurs qui viennent souvent le chercher, parfois par force », a-t-il déclaré, précisant qu’il n’est pas à l’origine de l’engagement de son fils dans la musique révolutionnaire.
Le père du petit chanteur appelle les encadreurs à le ramener à l’école afin qu’il poursuive normalement sa formation. Il lance également un appel pressant aux autorités locales et éducatives pour qu’elles s’impliquent dans cette situation qu’il juge préoccupante. Il estime que son enfant serait poussé par ses encadreurs à ne même plus écouter les conseils et orientation de ses parents. Il affirme avoir, à plusieurs reprises conseiller son enfant à d’abord privilégier les études, mais en vain.
Cette réaction intervient après plusieurs débats dans l’opinion locale autour de la frontière entre talent précoce et exploitation d’enfant, notamment après les propos du musicien Weldedo, qui estimait que le petit imite bien Idengo, mais le problème est qu’il semble poussé à le faire.
Alors que le jeune prodige continue de susciter l’admiration de certains habitants de Beni, d’autres s’inquiètent du respect des droits de l’enfant, rappelant que la loi congolaise interdit toute forme d’exploitation, même sous couvert d’encadrement artistique.
Le cas du petit Idengo relance ainsi le débat sur la protection de l’enfant artiste et sur la responsabilité partagée entre parents, encadreurs et autorités dans l’accompagnement des jeunes talents.
Jean-Claude Mbafumoja
