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La commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu) s’est dotée d’un nouveau cadre budgétaire pour l’exercice 2026, avec un accent particulier mis sur l’assainissement urbain. Désormais, la taxe d’assainissement est fixée à 1 000 francs congolais la semaine, contre 500 FC auparavant, une décision motivée par l’ampleur croissante des travaux d’assainissement, le paiement des agents communaux et les charges de fonctionnement de la municipalité.

L’annonce officielle a été faite le vendredi 2 janvier 2025 par Madame la Bourgmestre, lors d’une réunion élargie tenue en présence de toute son équipe dirigeante, notamment le Chef de Bureau Administratif (CBA), le Comptable communal, l’Ordonnateur délégué (OD), les représentants de l’ANR, de la PNC, du service de l’Environnement, ainsi que le partenaire technique en assainissement WIDAV ASBL.

Selon l’autorité communale, cette révision à la hausse de la taxe vise à permettre à la commune de faire face à la lourdeur des travaux d’assainissement, rendus plus complexes par l’augmentation des immondices, tout en garantissant le paiement régulier des agents et le bon fonctionnement des services communaux. Il s’agit, a-t-elle précisé, d’un effort collectif nécessaire pour préserver la santé publique et améliorer le cadre de vie à Oicha. Cette augmentation pourra également permettre à booster le budget de la commune, tout en assurant une bonne rémunération des agents engagés dans la propreté (le balayage et l’évacuation des déchets) dans ce lieu public.

L’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) avait également été invité à cette rencontre, en raison de l’urgence liée aux immondices stockées dans la partie du marché jouxtant l’institution, une situation qui commençait à susciter des plaintes et des réactions au sein de la population. Cette présence a permis d’harmoniser les interventions en attendant des solutions durables.

À travers cette mesure budgétaire pour 2026, la commune d’Oicha entend renforcer sa politique d’assainissement et répondre efficacement aux attentes des citoyens, tout en appelant chacun au civisme fiscal pour le bien-être collectif.

Jean-Claude Mbafumoja