Une fusillade a été signalée dans la soirée de ce mercredi au quartier Pakanza, cellule Nduani, non loin de la clinique Le Rocher, dans la commune d’Oïcha (territoire de Beni, Nord-Kivu). Un jeune garçon, revendeur d’unités de communication, a été criblé de balles par des hommes armés non identifiés.
Selon le constat du journaliste sur le terrain, le fait s’est produit vers 18h30, à Ntwani, alors que la victime revenait de son petit shop. Arrivé devant la porte de la clôture de sa résidence, où il s’apprêtait à passer la nuit, le jeune homme a été surpris par des individus porteurs d’armes à feu. Ces derniers ont ouvert le feu sur lui à bout portant avant de disparaître dans la nature.
Touchée par balles, la victime a tenté de prendre fuite avant de s’écrouler. Elle a été rapidement ramassée et acheminée à l’Hôpital Général de Référence d’Oïcha, où elle a été admise dans un état jugé critique. Approchées par la presse, les infirmières rencontrées sur place n’ont pas livré de détails sur son état de santé, se limitant à confirmer que le patient a été transféré aux soins intensifs après les premières interventions.
Toutefois, des témoignages recueillis sur le terrain indiquent que le jeune garçon aurait été atteint par balles au niveau du bassin et de la cuisse.
Contacté, le chef du quartier Pakanza a confirmé l’incident, précisant que les assaillants seraient au nombre de deux, tous armés. Selon lui, c’est à la porte même de la parcelle de la victime que l’attaque s’est produite.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire préoccupant à Oïcha. Il s’agit en effet du deuxième cas de fusillade enregistré en moins d’un mois. Récemment, à Mambabeka, près de la salle Grefamu, un certain Monsieur Sylvain avait été abattu par des bandits armés, alors au nombre de trois. À l’époque, le bourgmestre de la commune d’Oïcha avait évoqué des assaillants vêtus comme des musulmans en soutane.
Depuis 2025, au moins six personnes ont perdu la vie à Oïcha dans des circonstances similaires, notamment des taximen, dont certains ont été tués avant que leurs motos ne disparaissent. Un autre cas marquant est celui survenu à la résidence de l’opérateur économique Mzee Wasi, au quartier Masosi.
Face à cette recrudescence des violences armées, la population d’Oïcha appelle une nouvelle fois les autorités compétentes à renforcer les mesures de sécurité afin de mettre fin à ces attaques récurrentes qui endeuillent la commune.
Jean-Claude Mbafumoja
