Face aux mouvements persistants des rebelles de l’ADF dans la région de Beni, Lubero et Irumu, la jeunesse est appelée à jouer un rôle central dans la résistance communautaire au côté des services de sécurité. C’est dans ce contexte que plus de 60 jeunes, issus de cinq associations locales de l’axe Kafeza dans le partie Est d’Oïcha, se sont réunis ce dimanche 01 février 2026 au quartier Masosi, au chef-lieu du territoire de Beni. C’était pour un échange de sensibilisation animé par le centre de recherche, de réflexion, d’élévation et d’éveil de conscience panafricaine Ubuntu Panafrika.
Cette activité a réuni les membres de l’Union des Jeunes Volontaires pour le Développement d’Oïcha (UJVD-O), de l’Union des Jeunes Chrétiens des Kafeza (UJCK), de l’Union des Jeunes pour le Développement de Tandika (UJDT), de l’Association des Jeunes de Kafeza (AJK) et de l’Association des Jeunes Vie Nouvelle (AJVN).
Au centre des discussions, Ubuntu Panafrika a mis en avant la résistance comme outil de sécurité, insistant sur le fait que la lutte contre l’ennemi ne repose pas uniquement sur les forces armées, mais aussi sur la conscience collective, la vigilance permanente et l’unité de la population. Selon le représentant du centre panafricain Ubuntu Panafrika, si les ADF continuent de multiplier les menaces dans certaines zones du Nord-Kivu et de l’Ituri, c’est avant tout pour maintenir la peur au sein des communautés.
« Leur force, c’est la peur. Notre force, c’est la résistance collective en unité avec notre armée, notre police», a-t-il souligné, appelant les jeunes à refuser toute manipulation et à rester attachés à la protection de leur milieu.
L’organisation a également attiré l’attention sur le rôle néfaste des collaborateurs de l’ennemi, présentés comme un obstacle majeur à l’efficacité des outils de sécurité et même à toute résistance.
« Aucun ennemi ne peut opérer sans l’aide de quelqu’un du milieu. Résister, c’est refuser de collaborer avec l’ennemi et dénoncer tout traître», a martelé l’orateur.
Ubuntu Panafrika a enfin invité les jeunes à renforcer cette collaboration avec les services de sécurité, tout en dénonçant à temps toute situation suspecte.
« La résistance passe par l’unité, la vigilance et la dénonciation en temps. Le collaborateur de l’ADF est plus dangereux que l’ADF lui-même. Ensemble, résistons », a-t-il conclu.
Les participants ont salué cet échange de plus de 30 minutes, qu’ils ont jugé interpellateur et mobilisateur.
Plusieurs jeunes ont exprimé leur volonté de s’impliquer activement dans la résistance communautaire, tandis que d’autres ont recommandé la multiplication de ces cadres d’échanges. Certains ont également insisté sur la nécessité d’assainir le comportement de certains éléments de sécurité afin de renforcer la confiance et consolider le mariage civilo-militaire.
Rédaction
