La guerre qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies continue de laisser des blessures profondes au sein des populations civiles. Des millions de morts, des familles décimées, des déplacés vivant sans abri ni accès aux soins de santé primaires : pour l’acteur politique Faustin Muyisa, alias « Touadera », cette tragédie ne peut plus se poursuivre dans l’indifférence et la complicité.
Dans un message ferme et sans ambiguïté, Touadera dénonce l’agression extérieure dont l’Est de la RDC est victime, pointant notamment le Rwanda comme acteur majeur de cette guerre imposée. Mais il insiste surtout sur un aspect qu’il juge tout aussi révoltant : la collaboration de certains Congolais avec l’ennemi de la paix. Selon lui, ces complicités internes prolongent inutilement la souffrance des populations et alimentent un cycle de violences meurtrières.
« Le sang de nos frères et sœurs a suffisamment coulé », martèle Faustin Muyisa. Il estime que continuer à soutenir ou à servir des intérêts étrangers au détriment de la nation revient à trahir la mémoire des victimes et à condamner les générations futures à la même instabilité. Pour l’acteur politique, aucun calcul politique, économique ou communautaire ne saurait justifier une telle posture.
S’adressant directement aux Congolais encore engagés dans des réseaux de collaboration avec les agresseurs, Touadera les appelle à revenir au bon sens et à la conscience nationale. Il les exhorte à rompre avec la logique de la guerre et à choisir la voie de la paix, du dialogue et de la responsabilité.
« On ne construit pas un pays en étant complice de la mort de ses propres compatriotes », insiste-t-il.
Dans ce contexte, Faustin Muyisa souligne l’importance capitale du dialogue national inclusif initié par la CENCO et l’ECC. Il considère cette initiative comme une opportunité historique pour permettre aux Congolais de se parler en vérité, d’identifier les causes profondes du conflit et de reconstruire un socle commun fondé sur l’unité et la paix durable.
En conclusion, Touadera appelle à un sursaut patriotique et moral. Il invite chaque Congolais à choisir son camp : celui de la paix et de la dignité nationale, ou celui de la complicité et de la destruction.
« L’Est a trop souffert. Il est temps que les armes se taisent et que la conscience l’emporte sur la trahison », conclut-il.
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