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Une déclaration attribuée au porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général Sylvain Ekenge, a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique, notamment au Nord-Kivu. Les propos, relayés sur les réseaux sociaux, ont été jugés sensibles par certains acteurs sociopolitiques dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire persistante.

Réagissant à cette sortie, Faustin Muyisa, connu sous le nom de Touadera, acteur politique au Nord-Kivu, a exprimé ses préoccupations. Il estime que ces propos sont « déplacés » et pourraient, selon lui, être mal interprétés. Il craint qu’ils ne contribuent à fragiliser la cohésion sociale et à créer des tensions entre les communautés, en particulier dans une région déjà éprouvée par les conflits armés.

« Dans un moment où le pays traverse une crise sécuritaire récurrente, ce genre de propos peut créer des tensions et sous-estimer certaines communautés, ce qui n’aide pas à renforcer l’unité nationale », a-t-il déclaré.

Tout en exprimant ses inquiétudes, Faustin Muyisa a appelé à la responsabilité collective, soulignant l’importance d’un discours public mesuré, surtout lorsqu’il émane d’institutions clés de l’État. Il a insisté sur la nécessité de préserver le vivre-ensemble et de privilégier des messages qui favorisent l’unité et la paix.

De leur côté, plusieurs observateurs rappellent le rôle central des FARDC dans la défense de l’intégrité territoriale et la protection des populations civiles. Ils appellent à ne pas détourner l’attention de la mission régalienne de l’armée, tout en encourageant un climat de dialogue et de respect mutuel entre les différentes composantes de la nation congolaise.

Dans ce contexte sensible, des voix s’élèvent pour inviter à l’apaisement, à la clarification des propos controversés et à un engagement renouvelé en faveur de la cohésion nationale, condition essentielle pour faire face aux défis sécuritaires actuels.

Rédaction