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La crise de gouvernance qui secoue la Société Civile du Congo (SOCICO) vient de franchir une nouvelle étape. À la suite de la correspondance adressée au président national ad intérim par la Coordination provinciale du Haut-Uele, les 26 coordinations provinciales de la SOCICO auraient convenu d’un appel commun aux autorités congolaises pour mettre fin aux désordres internes, en interpellant Amani Kasiki Étienne et ses collaborateurs, accusés de semer la confusion au sein du mouvement citoyen.

Dans sa lettre, la SOCICO du Haut-Uele, dirigée par LITUTA Ahmed Garry, reconnaît officiellement à Jean-Pascal Mugaruka Batasema la qualité de vice-président national en charge de la zone Est et coordinateur provincial de la SOCICO/Nord-Kivu. Cette reconnaissance renforce, selon les signataires, la légitimité de Mugaruka face à Amani Kasiki, dont les actes sont jugés illégaux et contraires aux statuts.

Les coordinations provinciales dénoncent un système « d’usurpation de fonctions », de nominations arbitraires et de manipulations internes orchestrées, selon elles, par Amani Kasiki, suspendu de la coordination provinciale du Nord-Kivu mais qui continuerait à poser des actes au nom de la SOCICO.
Elles affirment que cette situation déstabilise l’unité nationale du réseau et porte atteinte à la crédibilité du mouvement de la société civile à travers le pays.

En conséquence, les 26 coordinations provinciales appellent les autorités nationales, judiciaires et sécuritaires à veiller au rétablissement de l’ordre et à l’application stricte des statuts de la SOCICO. Elles demandent également aux vice-présidents intérimaires, chacun selon sa zone d’action, de rétablir l’ordre et la discipline dans leurs zones respectives, et d’assurer le bon fonctionnement des coordinations jusqu’à l’élection du nouveau président national.

Selon plusieurs sources internes, cette démarche vise à restaurer la confiance, la cohésion et la légalité entre les coordinations provinciales, dans un contexte où la SOCICO, censée être un pilier majeur de la société civile congolaise, se trouve fragilisée par des querelles de leadership et des luttes d’influence.

Rédaction