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La visite du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, dans le grand Nord-Kivu, précisément en ville de Beni, Butembo, dans la commune d’Oicha et dans le territoire de Lubero continue de susciter des réactions contrastées au sein de la population. Parmi les voix critiques figure l’activiste Joël Kabunga, porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse de Beni.

Ce leader de la jeunesse dit craindre que cette visite ne se limite à un simple déplacement symbolique, susceptible d’entraîner des dépenses publiques sans résultats concrets sur la situation sécuritaire. Selon lui, la population attend désormais des mesures efficaces pour mettre fin aux violences persistantes.

« Nous craignons une visite de santé qui ne va rien changer sur le terrain. La population a besoin d’actions concrètes pour mettre fin aux massacres, pas seulement de discours », a-t-il déclaré.

Joël Kabunga rappelle que plusieurs autorités nationales se sont déjà rendues récemment dans la région sans que la situation ne connaisse d’amélioration notable. Il cite notamment les visites du ministre de la Défense et de la ministre de la Jeunesse, restées selon lui sans effets visibles.

« Le ministre de la Défense est venu, celle de la Jeunesse aussi, mais rien n’a changé. La population est fatiguée des promesses. Nous appelons le président de l’Assemblée nationale à passer aux actes », a-t-il insisté.

Pour le porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse, seule une amélioration tangible de la sécurité permettra aux habitants de reprendre leurs activités quotidiennes, en particulier l’agriculture, gravement perturbée par l’insécurité dans le territoire de Beni.

Jean-Claude Mbafumoja