À environ un mois et demi de la rentrée scolaire 2026-2027 en République démocratique du Congo, les inscriptions se poursuivent dans les établissements scolaires primaires du territoire de Beni. Pourtant, dans plusieurs écoles publiques, les capacités d’accueil sont déjà presque atteintes, faisant craindre une rentrée sous le signe de la surpopulation des salles de classe.
Cette situation est la conséquence directe de la gratuité de l’enseignement de base, une réforme qui a permis à des milliers d’enfants d’accéder à l’école. Si cette politique constitue une avancée majeure en faveur de l’éducation, elle met aujourd’hui en lumière le déficit d’infrastructures scolaires et le manque d’enseignants dans plusieurs établissements.
Des responsables d’écoles affirment que les bâtiments existants ne suffiront pas à accueillir tous les élèves attendus à la rentrée. Dans certaines écoles, des salles de classe sont déjà surchargées avant même la clôture des inscriptions, tandis que d’autres établissements envisagent difficilement des solutions temporaires pour faire face à cet afflux.
Le problème ne se limite pas aux infrastructures. Plusieurs écoles éprouvent également des difficultés à recruter des enseignants. Les candidats disponibles hésitent à accepter ces postes, sachant que les nouvelles recrues risquent de ne pas être rapidement mécanisées par l’État. Cette réalité compromet les efforts visant à garantir un enseignement de qualité.
Face à cette situation, le Notable Zénon Kasomo Malamasa exprime sa vive préoccupation et appelle les autorités à agir sans attendre.
« La gratuité de l’enseignement a permis à de nombreux enfants de retrouver le chemin de l’école, ce qui est une grande satisfaction. Toutefois, il est indispensable que cette politique soit accompagnée par la construction de nouvelles salles de classe, le recrutement et la mécanisation des enseignants afin d’éviter que les élèves étudient dans des conditions précaires », plaide-t-il.
Le Notable Zénon Kasomo Malamasa invite le Gouvernement central, les autorités provinciales ainsi que les partenaires du secteur de l’éducation à anticiper les défis de cette rentrée scolaire en investissant davantage dans les infrastructures éducatives et les ressources humaines.
À quelques semaines de la reprise des cours, l’engouement des parents pour les inscriptions démontre la confiance qu’ils accordent à l’école publique. Mais dans le territoire de Beni, cette forte demande rappelle également l’urgence de renforcer les capacités d’accueil des établissements scolaires afin que chaque enfant puisse apprendre dans un environnement propice à la réussite.
Rédaction
