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Le collège estudiantin de l’Université d’Oïcha, fonctionnant en commune d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni a organisé ce samedi 09 mai 2026 un café scientifique, réunissant étudiants, autorités académiques, enseignants, membres des structures communautaires et d’autres invités autour des échanges sur la vie estudiantine et l’éveil de conscience de la jeunesse.

Cette activité a constitué une occasion pour le comité estudiantin en place de présenter ses réalisations ainsi que ses projections pour les prochains jours au sein de l’institution universitaire, 100 jours après son installation. Dans son discours, le porte-parole des étudiants a salué la collaboration et l’accompagnement communicationnel de Ubuntu Panafrika à travers son projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? ». Il a, cependant, sollicité le renforcement de ce partenariat dans le cadre de l’éveil de conscience des jeunes.

Intervenant à son tour, le représentant de Ubuntu Panafrika à Oïcha a centré son message sur la résistance communautaire de la population aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo et autres forces de sécurité face à la résurgence des attaques rebelles ADF dans la région de Beni, Mambasa et Irumu.

« Si quelqu’un vient pour te tuer, lève-toi et tue-le le premier », une citation attribuée au “Talmud de Babylone”, a été évoquée dans son intervention pour appeler la communauté à ne pas céder à la peur et à s’unir aux FARDC.

« La peur n’empêche pas de mourir. La seule manière de faire face à cette résurgence des attaques rebelles ADF, c’est de leur montrer que nous sommes aptes à nous défendre et à défendre notre terre », a-t-il déclaré devant les étudiants réunis pour cette activité.

Poursuivant son intervention, ce membre de Ubuntu Panafrika a aussi demandé l’adaptation de l’éducation et de la science apprise à l’école ou à l’université au contexte du moment que traverse le pays, celui d’insécurité. Il estime qu’apprendre l’histoire des autres ne sert à rien, si l’étudiant arrive à finir tout un cycle sans être en mesure de créer ou innover.

« L’histoire enseignée à nos enfants nous permet d’être scientifiques et créatifs, ou juste dépendants et à connaître l’histoire des autres ? La connaissance théorique nous importée nous permet juste d’admirer et de comptabler. Mais, la connaissance pratique que nous avons, permet de créer et d’ innover et même de prendre les stratégies de sortir de la crise sécuritaire. » a-t-il fait entendre.

C’est ici qu’il a déclaré que réussir l’éducation ne veut pas dire apprendre aux gens à lire et à écrire, mais plutôt amener à chaque à se connaître, à connaître ses forces face à l’ennemi.

Disons que l’organisation Ubuntu Panafrika à travers son projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo?» n’était pas à sa première séance avec les étudiants en commune d’Oïcha. Il y a peu, elle a réuni des étudiantes à la clôture du mois dédié à la femme, pour rappeler le rôle de chacune d’elle dans la sécurité.

Nganga Mbafumoja Victor