Le message porté depuis plusieurs mois par l’organisation Ubuntu Panafrika dans le cadre du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? » a trouvé un nouvel écho vendredi 19 juin 2026 en ville d’Oïcha, lors de l’installation des animateurs de cette nouvelle ville.
Représentant le gouverneur de province, le coordonnateur principal en charge de l’administration du territoire, de la décentralisation et des affaires coutumières, Kisaka Lobera Erick, s’est particulièrement attaqué à ceux qu’il considère comme des collaborateurs des groupes armés.
« Les traîtres meurent très mal. Il faut éviter de trahir la nation. Ceux qui collaborent avec les assaillants… quelqu’un peut vraiment collaborer avec celui qui tue sa tante, sa mère ? Il y a des gens que moi je n’ai jamais compris. C’est anormal », a-t-il déclaré devant des centaines de personnes.
Un discours qui rejoint celui développé depuis plusieurs années par Maître Fidèle Ubuntu, coordonnateur du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? », qui prône le renforcement du mariage civilo-militaire dans la lutte contre l’insécurité, particulièrement le terrorisme.

À chacune de ses interventions, celui-ci rappelle que tout collaborateur des ADF, du M23 ou d’autres groupes armés constitue un danger non seulement pour lui-même, mais également pour sa famille, sa communauté et pour toute la nation. Selon lui, le traître représente souvent un danger plus grand que l’ennemi lui-même, dans la mesure où il facilite ses opérations en lui fournissant renseignements, orientation et couverture au sein de la population.
Maître Fidèle Ubuntu soutient régulièrement que sans les collaborateurs locaux, les groupes rebelles, terroristes, ne parviendraient ni à s’implanter durablement ni à multiplier les attaques contre les populations civiles. Il compare souvent le traître à une personne qui livre sa propre famille à l’ennemi, allant jusqu’à faciliter des crimes commis contre ses proches et sa communauté.
Dans cette logique, il encourage la dénonciation de tous les complices de ces groupes rebelles et appelle ceux qui sont déjà engagés dans de telles pratiques à y renoncer et à se rendre aux autorités compétentes.
À Oïcha, Kisaka Lobera Erick a lui aussi insisté sur les conséquences de la trahison, affirmant que « tout ce que vous avez dans cette voie finit sans trace » et appelant les habitants à privilégier le bien et le patriotisme au service de la paix et de la sécurité.
Nganga Mbafumoja Victor
