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Élèves, enseignants et parents d’élèves sont appelés à rester debout face aux épreuves, particulièrement celles liées à l’insécurité, dans la résilience et la persévérance, afin de préserver l’avenir scolaire. Ils sont également encouragés à développer les réflexions et à transformer les difficultés et contraintes en possibilités d’action, de créativité, d’apprentissage, de résolution des problèmes et de production.

Cet appel a été lancé ce jeudi 17 septembre à l’occasion d’une conférence d’échange et de réflexion organisée dans le cadre de la rentrée scolaire 2026-2027. L’activité, centrée sur la responsabilité des acteurs éducatifs face aux réalités de leur milieu, s’est tenue dans la salle polyvalente Dominique de l’église catholique Saint-Esprit d’Oïcha. Elle a été organisée par le groupe d’amis ressortissants de l’Institut Mgr Kahongya, AMICI ISMOKA, avec l’appui de l’organisation Ubuntu Panafrika.

La séance visait notamment à amener les enseignants, les élèves et les parents d’élèves à rester debout face aux épreuves, surtout celles liées à l’insécurité, dans la résilience et la persévérance, afin de préserver l’avenir scolaire. Il a également été démontré comment transformer les difficultés ou contraintes en possibilités d’action, de créativité, d’apprentissage, de résolution et de production.

L’objectif était également d’amener ces acteurs éducatifs à réfléchir et à adapter les leçons apprises à l’école aux réalités du terrain, surtout dans la recherche des solutions, selon Michaël Tsongo, communicateur du groupe d’amis ressortissants et élèves de l’Institut Mgr Kahongya, AMICI ISMOKA.

« Le principal objectif était d’identifier nos problèmes courants, afin de voir comment arriver à éveiller les consciences. Il fallait aussi demander aux enseignants d’aider les enfants. On ne peut quand même pas maîtriser l’Europe plus que son propre continent, l’Afrique. La question est qu’on nous apprenne d’abord notre propre histoire. »

Les élèves et enseignants ont par ailleurs été appelés à plus de responsabilité dans la lutte contre les ADF et à ne pas considérer la petite accalmie sécuritaire comme une absence des ADF. Pour le représentant d’Ubuntu Panafrika, même au sein de la communauté scolaire, chacun doit adopter des attitudes appropriées et savoir quoi faire en cas d’éventuelles attaques.

« En tout cas, c’était une bonne séance qui nous éveille par rapport à ce que nous traversons. C’est une question de nous connaître, de connaître notre identité et de voir quelle attitude prendre face à l’ennemi. »

Un autre participant salue notamment la notion du patriotisme.

« La notion du patriotisme… Nous sommes agressés parce que nous ne sommes pas en mesure, ou peut-être parce que nous ne sommes pas informés, qu’il faut se prendre en charge. Mais avec Ubuntu, on y est. »

Un autre encore, le conseiller de l’association des parents d’élèves au Congo, en ville d’Oïcha, Monsieur Paluku Selenge, salue l’éveil de conscience.

« La séance nous montre où nous sommes, d’où nous venons et où nous allons. Ce ne sont pas les jeunes qui seront plus peureux que nous, leurs parents. »

C’est dans le cadre du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? » qu’Ubuntu Panafrika a appuyé cette initiative des élèves et anciens élèves de l’Institut Mgr Kahongya. Ce projet vise notamment à renforcer la collaboration entre civils et militaires.

Nganga Mbafumoja Victor