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Le monde a célébré ce lundi 21 septembre 2026 la Journée internationale de la paix. À cette occasion, l’organisation Ubuntu Panafrika, à travers son projet « Wapi Jiwe Langu Kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? », a organisé une activité de sensibilisation à Mamove, une agglomération située à environ 18 kilomètres à l’ouest du centre-ville d’Oïcha, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu.

L’activité, organisée autour de la paix et de la sécurité, a réuni plusieurs acteurs sociaux et communautaires, notamment des jeunes, des cultivateurs et des commerçants, ainsi que des éléments des FARDC, de la PNC et des Wazalendo.

Les casques bleus de la MONUSCO se sont également joints à cette activité. Sur place, le capitaine Zulu Paul, officier malawite de la FIB, commandant adjoint du bataillon de la MONUSCO basé à Mamove, ainsi que les assistants de liaison communautaire et acteurs de protection de la section des Affaires civiles de la MONUSCO basés à Mamove et à Eringeti, ont pris part à l’activité aux côtés d’autres soldats de la paix.

Les participants ont notamment suivi différentes interventions liées à la paix et à la sécurité. Parmi celles-ci, celle du représentant d’Ubuntu Panafrika, qui a rappelé que la MONUSCO, tout comme l’armée ougandaise, l’UPDF, n’est pas venue remplacer les FARDC, mais plutôt les appuyer.

Il a, à cette occasion, appelé la population à rester vigilante face à d’éventuels messages de soldats étrangers qui tenteraient, selon lui, de détourner l’attention de la population contre son armée. Il a rappelé que les FARDC restent la seule armée congolaise et que, selon lui, l’une des voies pour permettre à la RDC de contenir la présence de soldats étrangers est de « nous enrôler massivement dans l’armée pour être en mesure de contenir l’insécurité ».

Cette position sur l’appui de la MONUSCO aux FARDC a également été reconnue par l’assistant de liaison communautaire de la MONUSCO basé à Eringeti.

« Oui, la MONUSCO est en appui aux FARDC, pas pour les remplacer. »

Les échanges ont également porté sur la différence entre la paix et la sécurité. Le représentant d’Ubuntu Panafrika a expliqué que c’est la sécurité qui crée le terrain favorable à la paix et qu’il ne peut donc pas y avoir de paix durable sans sécurité.

D’où, selon lui, l’importance de l’implication de tous derrière les FARDC et du renforcement du mariage civilo-militaire. Il a notamment souligné que la sécurité constitue une condition nécessaire à la démocratie, au développement, à la liberté et même à l’organisation des élections.

À l’issue de la séance, plusieurs participants se sont dits satisfaits des échanges et ont souhaité voir ce type d’initiative se poursuivre. L’un d’eux témoigne.

« Vraiment, l’activité s’est très bien déroulée. Les gens ont bien compris et souhaitent qu’elle ne soit pas la dernière initiative. Apprenons tous à instaurer la sécurité. Le soldat ne peut pas être au courant de ce qui se passe dans un champ sans que le cultivateur lui-même ne le lui rapporte. »

Pour sa part, un autre participant considère ces échanges comme une occasion d’élargir sa compréhension des questions liées à la sécurité.

« Les échanges viennent vraiment de me construire. Je suis éveillé par beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Nous allons tout faire pour défendre notre pays. »

De son côté, une participante appelle à poursuivre les sensibilisations et à renforcer le rapprochement entre civils et militaires.

« Je suis venue écouter le message porté par Ubuntu. Ils ont parlé de la paix et de la sécurité. Il faut d’abord nous unir, renforcer le mariage civilo-militaire. Et que cette séance ne soit pas la dernière, mais qu’il y ait même des sensibilisations auprès des soldats. »

Dans le même ordre d’idées, un autre participant entend restituer le message reçu au reste de la communauté.

« Pour moi, il sera question de restituer cette sensibilisation aux autres, pour qu’on voie comment sauver notre milieu de l’insécurité. »

Abondant dans le même sens, un autre participant insiste sur l’importance de la collaboration entre la population et les forces de sécurité.

« Ils nous parlent de l’unité pour mettre fin aux massacres. Et exactement, si nous collaborons bien avec nos militaires, nous serons en mesure de leur fournir toutes les informations. »

Enfin, un autre participant appelle les habitants de Mamove à vivre dans l’unité avec les forces de défense et les Wazalendo.

« Il faut que tous les jeunes et tous les habitants de Mamove vivions dans l’unité avec notre armée, mais aussi avec les Wazalendo, en les considérant comme nos frères. »

Des activités similaires, organisées à l’occasion de la Journée internationale de la paix, se sont également déroulées à Mambasa-centre, dans le territoire de Mambasa, dans la ville de Butembo et à Mangurejipa, dans le territoire de Lubero.

Pendant ce temps, les dirigeants d’Ubuntu Panafrika séjournent à Kinshasa dans le cadre d’une campagne médiatique également liée à la lutte contre le terrorisme. Ils y rencontrent différentes personnalités autour de cette question.

Rédaction