La tension continue de monter au sein de la Société Civile du Congo (SOCICO). Après la récente vague de déclarations venues des coordinations provinciales appelant à son arrestation, Amani Kasiki Étienne sort de son silence et contre-attaque en exhibant un document officiel signé du président national Pontien Nyembo Katunango, daté du 28 octobre 2024, suspendant Jean-Pascal Mugaruka de toutes ses fonctions au sein de la structure.
Dans cette correspondance, enregistrée sous le numéro 042/SOCICO/CN/PN/LKM/2024, la Coordination nationale reproche à Mugaruka plusieurs actes d’insubordination, de désordre et de confusion au sein du mouvement, en particulier dans les provinces du Haut-Uele et du Nord-Kivu.
Le document souligne que ces comportements constituent une violation grave des statuts et du règlement intérieur de la SOCICO, ainsi que des lois de la République.
Le président national Pontien Nyembo y précise également que la fonction de “Coordonnateur SOCICO Zone Est de33 la RDC” revendiquée par Mugaruka n’existe pas dans les textes fondateurs de la SOCICO depuis sa création en 1991.33
En conséquence, le courrier annonce deux décisions majeures : Le retrait immédiat de la qualité de Coordonnateur Zone Est, la suspension de Jean-Pascal Mugaruka de ses fonctions de président provincial du Nord-Kivu, jusqu’à nouvel ordre.
S’appuyant sur cette lettre, Amani Kasiki affirme que les récents appels à son arrestation n’ont aucun fondement juridique, estimant que « ceux qui s’agitent ignorent les textes et se placent dans l’illégalité ».
Il soutient que la décision de Pontien Nyembo, toujours en vigueur, fait de Mugaruka un membre suspendu et donc non habilité à parler ou agir au nom de la SOCICO.
« La vérité finit toujours par triompher. Nous ne sommes pas dans un combat personnel, mais dans le respect des statuts et de l’ordre interne. La SOCICO a des textes clairs que nul ne peut violer impunément », déclare Amani Kasiki dans une réaction transmise à la presse.
Selon ses proches, cette sortie vise à rétablir la version officielle des faits, alors que plusieurs coordinations provinciales affirment avoir reconnu Mugaruka comme vice-président national et coordonnateur légitime de la zone Est.
Dans un climat marqué par la dualité de leadership et les accusations croisées de manipulation, cette confrontation entre Amani Kasiki et Jean-Pascal Mugaruka illustre la profonde crise que traverse la SOCICO, une organisation jadis unie autour de la défense des causes citoyennes.
Les observateurs appellent désormais à une clarification juridique ou à une médiation nationale, seule issue possible pour sortir la structure de cette spirale de divisions internes.
Rédaction
