La République démocratique du Congo possède d’immenses ressources naturelles, une population jeune et un potentiel économique reconnu. Pourtant, le pays peine toujours à transformer ces richesses en développement durable. Pour le notable d’Oïcha, Zénon Kasomo Malamasa, la principale explication ne réside pas dans le manque de moyens, mais dans la corruption qui gangrène les institutions.
« La corruption est plus dangereuse que beaucoup de conflits. Elle détourne les ressources destinées aux routes, aux écoles, aux hôpitaux et même à la sécurité. Pendant que certains s’enrichissent illicitement, la majorité de la population continue de vivre dans la pauvreté », affirme-t-il.
Selon lui, les conséquences de ce fléau se ressentent dans tous les secteurs. Les investissements publics produisent peu de résultats, les services sociaux restent insuffisants et la confiance des citoyens envers les institutions s’effrite progressivement. À ses yeux, la lutte contre la corruption ne peut pas être un simple slogan politique.
« Le développement ne sera jamais une réalité tant que la corruption sera tolérée. Chaque franc détourné est une école qui ne sera pas construite, un centre de santé qui ne sera pas équipé ou une route qui restera impraticable. Nous devons faire de l’intégrité une valeur nationale », soutient le notable.
Zénon Kasomo Malamasa appelle ainsi les autorités judiciaires, les institutions de contrôle, les responsables publics ainsi que les citoyens à assumer pleinement leurs responsabilités. Il estime que la transparence, la redevabilité et l’application équitable de la loi constituent les fondements d’une gouvernance crédible.
« La lutte contre la corruption ne concerne pas uniquement les dirigeants. Elle commence aussi par chaque citoyen, qui doit refuser la fraude, la corruption et les passe-droits. C’est à ce prix que nous construirons un État fort, juste et véritablement au service de tous », conclut-il.
