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Les activités de sensibilisation des structures communautaires locales se poursuivent en ville d’Oïcha, dans le cadre du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? », exécuté par l’organisation Ubuntu Panafrika en appui au renforcement du mariage civilo-militaire.

Le point focal de cette organisation sur l’axe d’Oïcha a conduit, dimanche 21 juin 2026, des nouvelles séances auprès de deux structures de jeunes. Il s’agit de l’Association des Jeunes Sages de Bashu (AJSB), active dans le quartier Bakaïku en commune d’Oïcha, et de la Solidarité des Jeunes de Matombo pour le Développement (SJND), située au nord de la ville.

Au total, une cinquantaine de participants, majoritairement des jeunes, ont pris part à cette rencontre centrée sur la responsabilité communautaire face aux enjeux sécuritaires.

Les intervenants ont insisté sur l’idée d’auto-prise en charge, estimant qu’aucun acteur extérieur ne peut remplacer l’engagement local face aux attaques terroristes des ADF. Les jeunes ont été appelés à sortir de la posture d’attente et à s’impliquer davantage dans la prévention en fournissant des informations utiles aux Forces armées de la RDC (FARDC) et à la Police nationale congolaise.

Le sensibilisateur a également souligné la nécessité d’un engagement direct des jeunes dans les structures de défense et de sécurité, estimant que le renouvellement des effectifs constitue un enjeu important pour la résilience locale. Il a, par ailleurs, évoqué le recours récurrent à des forces étrangères et aux missions internationales, qu’il considère comme un signe de faiblesse institutionnelle, appelant à une prise de responsabilité accrue au niveau national.

Il a mis en garde contre les risques d’une présence prolongée de forces étrangères sur le sol congolais, estimant qu’elle pourrait constituer, à terme, un défi pour la souveraineté nationale. D’où son appel à une mobilisation rapide, collective et durable des jeunes.

Dans les échanges, les participants ont salué ce qu’ils ont qualifié d’« éveil de conscience ». Ils ont toutefois recommandé l’élargissement de ces séances de sensibilisation à d’autres couches de la population. Ils ont également souhaité que les autorités politiques, administratives et militaires partagent une même compréhension avec la population afin de renforcer l’efficacité de l’engagement communautaire.

Nganga Mbafumoja Victor