À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, l’organisation Ubuntu Panafrika, à travers le projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama wa Mashariki ya Kongo ? », a réuni plus de 500 jeunes de la localité de Maïmoya/Liva, dans le secteur de Beni-Mbau, en territoire de Beni, ce mercredi 12 août 2026.
Les échanges, d’environ deux heures, se sont déroulés dans le temple de l’église CECA 20 Liva, où des jeunes issus de plusieurs dizaines d’associations et mutualités de jeunes se sont réunis, également à l’appel du Conseil local de la jeunesse.
Le représentant d’Ubuntu Panafrika et superviseur du projet sur l’axe Oïcha est, dans son intervention, revenu sur les attaques rebelles des ADF dans la zone. À ce stade, depuis 2014, c’est cette localité de Maïmoya qui a été attaquée plusieurs fois, avec plus de 50 attaques rebelles au cours desquelles des civils ont été tués, d’autres enlevés, sans compter des maisons incendiées et des biens pillés.

Le point focal d’Ubuntu Panafrika a attiré l’attention des jeunes sur les stratégies des ADF et leur mode opératoire.
« Ils viennent souvent la nuit. Ils ne sont pas souvent nombreux. Ils n’ont pas beaucoup d’armes. Ils se divisent en groupuscules : les uns pour tirer les balles, les autres pour piller, les autres encore pour tuer et incendier les maisons, et aussi d’autres pour emporter des gens. Des crépitements sont parfois entendus loin du lieu de l’opération pour créer la confusion au sein des services de sécurité. C’est presque ça chaque jour. Et ils ne rentrent pas souvent par les mêmes pistes. Je doute qu’ils viennent souvent même à 100 », a-t-il démontré.
Pour lui, c’est la réflexion et la connaissance de ces stratégies qui amèneront à des stratégies de défense contre ces attaques.
« Avec une maîtrise de leur mode opératoire, il ne nous restera que trois choses : l’unité entre jeunes et services de sécurité, la détermination avec toute prudence et briser la peur. Dans cette mesure, nous serons en mesure d’en capturer même deux, et ça sera une victoire. Mais sans tout ce processus, nous n’y arriverons pas », a démontré le représentant d’Ubuntu Panafrika à Oïcha.
Ce sensibilisateur sur le patriotisme estime que les multiples attaques que les communautés ont subies ne doivent plus être seulement une source de désertification des localités, mais plutôt aussi une expérience à capitaliser dans le cadre de la réponse.
« Que les différentes attaques des ADF nous servent d’expérience pour les défaire. Nous connaissons déjà toutes leurs stratégies et modes opératoires. C’est une question de nous réunir, de collaborer avec les outils de sécurité et tout ira. »
Il appelle à éviter les émotions face au terrorisme, mais plutôt à développer la réflexion et la stratégie, parce que, indique-t-il, les ADF, avant d’attaquer, réfléchissent et planifient.
Nganga Mbafumoja Victor
