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Le débat autour du dialogue national divise aujourd’hui la classe politique congolaise. Le processus lancé par le président Félix Tshisekedi prévoit des consultations dans les 26 provinces avant les assises nationales à Kinshasa. Mais des divergences persistent sur son organisation, son format et la participation des différentes composantes de la société.

Pour moi, un dialogue national ne devrait pas être uniquement une rencontre entre responsables politiques. Il doit surtout permettre d’écouter les préoccupations des populations, notamment celles de l’Est de la RDC, confrontées depuis des années à l’insécurité, au déplacement des familles, aux difficultés économiques et à la fragilité des services sociaux.

Le dialogue doit également donner une place réelle aux jeunes, aux femmes, aux agriculteurs, aux enseignants, aux médecins, aux entrepreneurs, aux chefs coutumiers, aux confessions religieuses et à la société civile. Le dispositif annoncé prévoit justement la consultation de plusieurs de ces composantes.

Nous devons éviter que le dialogue devienne un simple rendez-vous politique sans lendemain. Les Congolais attendent des engagements concrets sur la sécurité, la justice, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et le développement des provinces. Les divergences actuelles montrent surtout l’importance de créer un climat de confiance et de transparence autour du processus.

La RDC a besoin d’un dialogue qui permette de rapprocher les Congolais plutôt que d’approfondir leurs divisions. Le plus important ne sera donc pas seulement de se réunir, mais de savoir s’écouter, se parler avec responsabilité et transformer les préoccupations exprimées en actions concrètes au bénéfice de la population.

À retenir : « la réconciliation n’est pas synonymes d’impunité, les responsabilités des différents crimes doivent être établies en évitant l’esprit de vengeance. »

Le cycle infernal doit céder la place à l’émergence et la Prospérité du peuple Congolais.

O’Buira Malamasa Kasomo