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La situation épidémiologique en République démocratique du Congo reste suivie de près, avec une évolution globalement favorable de la maladie à virus Ebola. Au 22 septembre 2026, la baisse des nouveaux cas et des décès, ainsi que celle du taux de positivité et du taux de reproduction, traduit une amélioration de la situation, selon les autorités sanitaires.

D’après les statistiques de l’Institut national de santé publique (INSP), établies au 21 septembre, sept provinces sont touchées par l’épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Sud-Ubangi.

Le cumul des cas confirmés dans ces sept provinces s’élève à 7 773. Parmi les personnes prises en charge, 839 sont actuellement en isolement ou hospitalisation. Le nombre cumulé des guéris atteint 1 935, tandis que 3 759 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés. Le taux de létalité global est de 48,4 %, alors que le taux global de suivi des contacts s’établit à 84,5 %.

Le suivi des contacts constitue l’un des principaux éléments de la riposte. Au 22 septembre, il atteignait 78,3 % dans les 55 zones de santé affectées, tandis que sept zones avaient déjà franchi 42 jours sans nouveau cas.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, suivie du Nord-Kivu comme deuxième foyer actif. Dans le Sud-Ubangi, un deuxième cas positif a également été enregistré. Le dépistage, le diagnostic, la prise en charge des cas, le suivi des contacts et la surveillance se poursuivent afin d’interrompre durablement la transmission.

Par ailleurs, la RDC fait face à d’autres alertes sanitaires. Le choléra touche à nouveau cinq provinces, notamment le Maniema, le Lualaba, le Haut-Lomami, le Kasaï-Oriental et la Tshopo. Une flambée de mpox est également suivie dans la zone de santé de Lubao, au Kasaï.

Les autorités sanitaires poursuivent ainsi le renforcement des différentes actions de riposte. L’INSP précise toutefois que les données restent évolutives et peuvent être ajustées après consolidation, validation et harmonisation des informations rapportées par les provinces et les différents piliers de la riposte.

Le virus est donc maîtrisable. Mais si les mesures ne sont pas respectées, cela augmente davantage les risques de contamination.

Jean-Claude Mbafumoja