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À l’occasion du Festival du livre et des arts organisé en ville de Beni, l’un des conférenciers invités au deuxième jour a mis l’accent particulier sur les savoirs traditionnels africains en matière de paix et de cohésion sociale ou mieux de gestion de conflits.

Dans son intervention, le journaliste culturel et Chercheur en humanités classiques africaines, Bandubatahwa Bazungu a rappelé les mécanismes traditionnels de prévention des conflits, autrefois utilisés par les communautés africaines.

Selon lui, les sociétés traditionnelles mettaient davantage d’énergie à prévenir les conflits qu’à les résoudre. Cette prévention reposait sur un système de transmission des valeurs, de renforcement de la conscience collective et d’organisation sociale fondée sur l’interdépendance.

Il a été souligné que des institutions comme le mariage n’étaient pas de simples unions, mais des alliances stratégiques entre familles, parfois entre clans, visant à créer des liens solides et durables. Ces liens rendaient les conflits quasiment impossibles entre parties désormais liées par l’histoire, les ancêtres et la parole donnée.

D’autres pratiques comme le pacte de sang illustraient aussi cette volonté de stabilité à long terme. Engager sa descendance dans une promesse de paix, sous la bénédiction des ancêtres, rendait toute rupture dangereuse et lourdement sanctionnée, sur les plans spirituel, social et symbolique.

Cette intervention a ravivé l’intérêt des participants à la conférence, constitués notamment des artistes, écrivains, chercheurs et autres membres de la communauté, surtout pour les approches communautaires. Dans le contexte de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC, il s’agit d’un rappel que la paix durable commence par la restauration de nos fondements sociaux.

Débuté le 28 novembre, le festival du livre et des arts organisé par les éditions NGE, s’est clôturé lame dimanche 30 novembre 2025 à l’espace Virunga en ville de Beni. C’était bon seulement une célébration de la beauté de l’expression artistique, mais surtout du rôle même de l’art dans la restauration de la sécurité.

Nganga Victor Mbafumoja