La bourgmestre de Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, madame Kavira Mwenge Eugénie, s’est exprimée après les récentes tueries attribuées aux ADF, survenues entre les territoires de Beni et Irumu. Elle a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et à toute la communauté, tout en mettant en lumière les conséquences économiques de cette crise sécuritaire.
Au-delà du drame humain, l’autorité municipale insiste sur l’impact direct de l’insécurité sur les finances locales. La paralysie des activités champêtres, la perturbation du commerce et la hausse des prix des produits agricoles affectent sérieusement les recettes de la commune, déjà fragilisées par le contexte sécuritaire.
« Face à cette situation d’insécurité, il y a un déplacement massif de la population entraînant une forte concentration de la population au sein de la commune d’Oicha ayant pour conséquence le manque d’abri et sécurité alimentaire, manque de soins médicaux. Il faut dire que les kidnappings, les portées disparues ont été signalées pendant les incursions. Sur le plan économique, il y a hausse des prix des produits agricoles, des marchandises, pas d’accès aux activités champêtres, cela a causé un manque de recettes à la commune d’Oicha. Ainsi, par rapport à cette situation malheureuse, j’adresse un message de condoléances à toute la population d’Oicha et ses environs dans ces moments de crise. », a-t-elle indiqué sur les ondes de la radio Moto Oicha.
Et d’ajouter : « Par la même occasion, je demande la population d’être vigilante et remonter les alertes de tous mouvements suspects le plus vite possible. »
La bourgmestre appelle ainsi à une mobilisation collective pour faire face à cette situation, insistant sur la vigilance, la prudence et la dénonciation rapide de tout mouvement suspect, en particulier pour les habitants qui continuent à fréquenter les champs.
Jean-Claude Mbafumoja
