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Neuf (9) civils pris en otage lors de l’attaque attribuée aux rebelles ADF-MTM-ISCAP dans la nuit du 2 au 3 juin 2026 à Mbau, en territoire de Beni, ont été libérés grâce aux opérations de poursuite menées conjointement par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF). L’information est contenue dans une communication rendue publique ce mercredi par le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord, le lieutenant Marc Elongo Kyondwa.

Selon l’armée, les civils ont retrouvé leur liberté au cours des opérations engagées immédiatement après l’incursion rebelle. Toutefois, cette attaque a causé la mort d’au moins 16 civils, dont 13 hommes, deux femmes et un enfant qui a succombé à ses blessures à l’hôpital de Mbau. Un militaire des FARDC a également été blessé lors des affrontements.

Les FARDC considèrent cette attaque comme un acte de représailles des ADF-MTM-ISCAP après la neutralisation récente d’un chef rebelle identifié sous le nom d’Ismaël Abou Hussein dans la localité de Nakota 1. Selon les mêmes sources, les assaillants auraient également cherché à s’approvisionner en produits pharmaceutiques pour soigner plusieurs de leurs combattants blessés.

L’armée indique en outre que les rebelles ont tenté de s’en prendre au centre hospitalier de Mbau afin d’y récupérer des médicaments. Cette tentative aurait été déjouée grâce à l’intervention rapide des forces engagées sur le terrain. Face à cette situation, le commandant du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord et du Front Nord, le général de brigade Mugisa Muleka Joseph, appelle la population à renforcer sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Il estime que les ADF cherchent à semer la terreur et à fragiliser les liens entre l’armée et les communautés locales.

Les opérations de ratissage et de recherche se poursuivent dans la région afin de sécuriser la zone, d’évaluer l’étendue des dégâts et de retrouver d’éventuelles personnes encore portées disparues. Pendant ce temps, la population de Mbau reste sous le choc après cette nouvelle attaque meurtrière.

Jean-Claude Mbafumoja