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Pendant plusieurs années, certaines zones d’Oïcha (chef-lieu du territoire de Beni au Nord-Kivu), comme Mamiki, Mabapula, Nzanza ou Kafeza, ont été plongées dans la peur et la désolation. L’insécurité imposée par les groupes armés ADF avait transformé des quartiers animés en lieux presque inhabités. Les familles vivaient dans l’angoisse permanente, craignant chaque déplacement, chaque bruit, et l’espoir semblait s’éloigner un peu plus chaque jour.

Dans la localité Bakila-Tenambo, et particulièrement à Mapiki et Tenambo, la situation était encore plus dramatique. Des maisons abandonnées témoignaient de départs forcés, tandis que certaines parcelles autrefois occupées par les habitants étaient devenues des jardins de manioc ou de patate douce, seule trace d’une vie quotidienne interrompue par la violence. La population, traumatisée, cherchait à survivre dans un quotidien marqué par la peur et l’incertitude.

Mais l’arrivée et les actions courageuses des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont progressivement changé la donne. Grâce à des opérations ciblées, des patrouilles constantes et une présence rassurante sur le terrain, les militaires ont permis de sécuriser ces zones longtemps abandonnées. Les habitants ont commencé à regagner confiance et à retrouver l’espoir de revenir dans leurs foyers.

Aujourd’hui, ces quartiers autrefois désertés voient la vie renaître peu à peu. Les familles retournent dans leurs maisons, les enfants recommencent à jouer dans les ruelles, et les marchés reprennent leur activité. Même si les cicatrices du passé demeurent visibles, elles n’empêchent pas les habitants de retrouver une certaine sérénité et de reconstruire leur quotidien.

Les écoles fonctionnent normalement

Les écoles, autrefois obligées de se déplacer pour fuir les zones d’insécurité, ont elles aussi regagné leurs concessions respectives. Grâce à l’amélioration de la situation sécuritaire, enseignants et élèves peuvent désormais suivre les cours dans un climat de tranquillité. Les salles de classe se remplissent à nouveau, les cloches retentissent comme avant, et l’éducation, pierre angulaire de l’avenir de la communauté, retrouve toute sa place dans la vie quotidienne d’Oïcha.

Les exploits des FARDC ne se limitent pas aux opérations militaires : ils se mesurent aussi à la paix et à la sécurité que les habitants peuvent enfin ressentir. Les actions des militaires ont permis de restaurer la confiance dans l’avenir et de protéger la population contre les menaces persistantes des ADF, redonnant ainsi un sens à la vie communautaire.

Oïcha renaît aujourd’hui grâce à ces efforts soutenus. La ville qui était autrefois symbole de peur et de destruction redevient un lieu où il fait bon vivre. Et si le chemin vers une paix durable reste encore semé d’embûches, les FARDC ont prouvé qu’avec courage et détermination, il est possible de surmonter les traumatismes du passé et de reconstruire l’espoir.

Ne pas reconnaître ces exploits, c’est tourner le dos à la vérité, refuser de voir la réalité et céder à l’ingratitude. C’est aussi, d’une certaine manière, jouer le jeu de l’ennemi, car nier les efforts de l’armée affaiblit le moral de ceux qui se battent chaque jour pour protéger la population. Honorer les FARDC, c’est soutenir ceux qui se dressent en rempart contre la barbarie et affirmer que la paix conquise au prix de tant de sacrifices mérite d’être défendue.

JC Mbafumoja