À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 03 mai, un cadre d’échange a réuni le dimanche 03 mai 2026 à Oïcha les journalistes et techniciens de l’axe Mbau-Oïcha-Eringeti dans la salle de réunion de la Radio Moto Oïcha.
Cette rencontre, organisée par le collectif des journalistes et techniciens de cette partie du territoire de Beni, était placée sous le signe de la réflexion autour du rôle des médias dans un contexte des violences attribuées aux groupes armés, notamment les ADF.
Parmi les conférenciers, Maître Fidèle Ubuntu, chef de programme de Ubuntu Panafrika et responsable du projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama Wa Mashariki Ya Kongo ? », a centré son intervention sur la responsabilité sociale des professionnels des médias face aux défis sécuritaires dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Il a rappelé que les journalistes, avant d’être des professionnels de l’information, restent des citoyens congolais appelés à contribuer à la sécurité de l’intégrité du pays. Selon lui, le traitement de l’information liée aux attaques doit aussi intégrer la valorisation des actions des Forces armées de la République démocratique du Congo, afin d’éviter de donner une visibilité disproportionnée aux groupes armés terroristes.
Son exposé sur le thème « Liberté de la presse dans le contexte de la responsabilité des journalistes dans la lutte contre le terrorisme », était intervenu avant et après d’autres axées sur presque les mêmes enjeux.

Ce message était soutenu par Richard Kirimba, vice-président de la société civile du territoire de Beni et chercheur en communication des organisations, qui a insisté sur la responsabilité sociale du journaliste, appelée selon lui à intégrer le patriotisme, la prévention et la protection des communautés dans le traitement de l’information.
Quelques jours après cette rencontre, un message similaire était lancé par l’administrateur du territoire de Beni, le colonel Ehuta Omeonga Charles, lors d’un échange avec les responsables des médias. Il insistait sur la nécessité d’informer sans alimenter la psychose ni faire l’apologie des groupes armés, tout en contribuant à la stabilité sociale. Ce, dans le contexte de la résurgence des attaques rebelles de l’ADF dans la zone de Beni, Irumu et Mambasa qui a fait plus des victimes parmi les habitants de Beni qui cultivent en Ituri voisin.
Nganga Mbafumoja Victor
