Un message publié sur Facebook appelle les jeunes Congolais à rejoindre le Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire associée à l’ancien président Joseph Kabila. Cette publication soulève des préoccupations quant aux risques de recrutement de jeunes dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« KAZI YA KWANZA YA MUZURI KU DUNIYA NI KI SODA 🫡 chers jeunes venez intégrer notre FRN c’est pour les congolais et par les congolais 💁 », peut-on lire dans le message partagé sur le réseau social, par probablement un jeune allié à ce mouvement dont nous taisons le nom.
Cette publication présente l’adhésion au FRN comme une invitation adressée à la jeunesse congolaise. Toutefois, la vraie identité de son auteur, son éventuel lien officiel avec cette coalition ainsi que la portée réelle de cet appel restent à établir. À ce stade, le message publié ne suffit pas, à lui seul, à confirmer l’existence d’une campagne organisée de recrutement.
Face à ce type de sollicitation, les jeunes sont appelés à la prudence et à vérifier l’origine des messages avant de s’y engager. Rejoindre un groupe armé peut exposer les personnes concernées à des risques graves, notamment la mort, les blessures, la détention et la séparation familiale et surtout aux graves sanctions de la justice.
Dans une région déjà éprouvée par les violences armées, la protection de la jeunesse demeure un enjeu majeur. Les parents, les responsables communautaires et les autorités compétentes sont invités à sensibiliser les jeunes aux conséquences de l’engagement armé et à privilégier les voies pacifiques de résolution des différends politiques.
Les jeunes sont donc appelés à plus de vigilance et à bannir tout appel d’adhésion à la rébellion.
Jean-Claude Mbafumoja
