En République Démocratique du Congo, les contrôles policiers nocturnes sont devenus fréquents dans plusieurs villes, notamment dans des contextes sécuritaires tendus. Face à ces interpellations, il est essentiel pour chaque citoyen de connaître les bons réflexes afin d’éviter les abus et de garantir sa propre sécurité.
Rester calme, pas de panique !
Lorsqu’un citoyen est interpellé par un agent de l’ordre, le premier réflexe doit être de garder son sang-froid. Hausser le ton ou adopter une attitude agressive peut être interprété comme une provocation ou un comportement suspect. Au contraire, une attitude calme et respectueuse permet souvent de désamorcer les tensions et d’éviter d’être assimilé à un délinquant.
Demander poliment la raison du contrôle
La Constitution de la République démocratique du Congo garantit à tout Congolais la liberté de circulation sur toute l’étendue du territoire national, de jour comme de nuit. Dans ce cadre, il est légitime de demander, avec politesse, la raison du contrôle. Une simple question comme « Chef, pourquoi suis-je contrôlé ? » suffit à affirmer ses droits sans provoquer l’agent.
Présenter des pièces d’identité valides
Les policiers ont le droit de vérifier l’identité des personnes qu’ils contrôlent. Il est donc important d’avoir sur soi un document valide : carte d’identité, carte d’élève ou d’étudiant, tout autre document officiel. Pour les mineurs, l’identification peut passer par des documents scolaires ou, si nécessaire, par la confirmation auprès des parents.
Répondre brièvement et honnêtement
Lors d’un contrôle, il est conseillé de répondre aux questions de manière simple, claire et honnête. Il n’est pas nécessaire de donner des informations inutiles ou de raconter toute sa vie. Répondre dans une langue que l’on maîtrise facilite également la compréhension et évite les malentendus.
Le respect des droits humains, un devoir pour la police
Dans l’exercice de leurs fonctions, les agents de sécurité ont pour mission de protéger la population et ses biens. À ce titre, ils sont tenus de respecter les droits fondamentaux des citoyens, notamment la dignité humaine et la protection contre les abus.
Face aux abus : adopter une attitude prudente
En cas de comportement abusif (extorsion, intimidation, confiscation illégale), il est recommandé de ne pas résister sur le moment afin d’éviter tout danger. Une fois en sécurité, la victime peut signaler les faits auprès des autorités compétentes, notamment l’Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise ou des structures de défense des droits humains. Sans hésiter, allez vers votre chef de base le matin ou rendez-vous au commissariat de la police le plus proche avec des explications claires. Cela permettra au responsable sur place de mener les enquêtes et souvent, ça aboutit au résultat. Par cette manière, certains retrouvent leurs biens pris forcément. Mais, s’ils exigent l’argent ne payez pas. Contactez l’inspection de la police. Par exemple l’inspection provinciale de la PNC, dont voici le numéro de téléphone : 0997 762 684
Et donc : les contrôles nocturnes ne doivent pas être perçus uniquement comme une contrainte, mais aussi comme une mesure de sécurité. Toutefois, leur efficacité repose sur un équilibre entre autorité et respect des droits. Un citoyen informé et responsable reste le premier acteur de sa propre protection.
Katembo Kowa Jerryson, étudiant en sciences juridiques politiques et administratives à l’UCG
