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La délinquance juvénile, favorisée notamment par la recherche d’une prétendue « vie facile », constitue une menace pour l’avenir de la communauté d’Oïcha. C’est l’alerte lancée par Darius Syayira, coordonnateur d’Afrika Amani Oïcha, qui appelle à une action collective en faveur de la jeunesse.

Selon lui, de plus en plus de jeunes seraient attirés par la recherche de gains rapides au détriment de l’éducation et du travail honnête. Cette quête, estime-t-il, peut conduire certains d’entre eux vers des pratiques illégales, avec des conséquences aussi bien sur leur avenir que sur la sécurité collective. À Oïcha, Darius Syayira évoque également le phénomène de jeunes qui se tournent vers ce qu’il qualifie de « deuxième monde », ainsi que leur confiance dans certaines prétendues bagues magiques ou pratiques présentées comme capables de procurer richesse et succès. Il estime que certaines de ces croyances peuvent exposer les jeunes à des manipulations et les conduire à poser des actes contraires à la loi et aux bonnes mœurs.

Des risques pour les jeunes et la communauté

Pour le coordonnateur d’Afrika Amani Oïcha, l’illusion de l’argent facile peut progressivement entraîner certains jeunes dans la criminalité. De petits actes de délinquance peuvent, selon lui, évoluer vers des vols, des violences ou une implication dans des réseaux criminels.

Il souligne également les risques liés à l’exposition à la violence. Les jeunes impliqués dans des bandes ou réseaux criminels peuvent devenir à la fois auteurs et victimes de violences, parfois avec des conséquences graves.

Darius Syayira met par ailleurs en garde contre les personnes malintentionnées susceptibles d’exploiter la vulnérabilité des jeunes. Il appelle ces derniers à ne pas se laisser escroquer ou manipuler par des promesses de richesse rapide.

Une menace pour le développement d’Oïcha

Afrika Amani estime que la délinquance juvénile ne concerne pas uniquement les jeunes concernés, mais affecte également l’ensemble de la communauté. La multiplication des actes de délinquance peut renforcer le sentiment d’insécurité et fragiliser la cohésion sociale dans les quartiers.

Sur le plan économique, cette situation risque également de décourager les activités commerciales et les investissements. Pour Darius Syayira, une jeunesse éloignée de l’école, du travail ou engagée dans la criminalité représente aussi une perte de potentiel pour le développement local.

Un appel aux parents, à l’école et aux services de sécurité

Face à cette situation, le coordonnateur d’Afrika Amani Oïcha appelle les parents à renforcer l’encadrement familial et à transmettre aux jeunes les valeurs du travail, de l’effort et de la responsabilité.

Il invite également les écoles et les institutions à offrir aux jeunes des perspectives d’avenir concrètes, notamment à travers l’éducation et les possibilités d’insertion.

Les services de sécurité sont, de leur côté, appelés à lutter contre les réseaux susceptibles de recruter ou d’exploiter les jeunes, dans le respect de la loi. Pour Darius Syayira, l’avenir d’Oïcha dépend notamment de la capacité de la communauté à redonner à sa jeunesse le goût du travail, du respect des lois et de la citoyenneté.

Jean-Claude Mbafumoja