Quelques jours après le spectaculaire incendie qui a ravagé un dépôt de carburant et plusieurs commerces au centre commercial d’Oïcha, les réactions continuent d’affluer. Parmi elles, celle du notable Malamasa Kasomo, dit « O’buira », qui exprime sa profonde inquiétude face à l’absence d’un véhicule anti-incendie dans une agglomération récemment élevée au rang de ville.
Pour ce notable, le sinistre qui a consumé des dizaines de fûts de carburant et d’importantes marchandises met en lumière une réalité préoccupante : Oïcha demeure vulnérable face aux catastrophes malgré son évolution administrative et son expansion économique.
Selon lui, l’intervention des jeunes et des habitants mobilisés pour contenir les flammes a démontré la solidarité de la population. Toutefois, leur bonne volonté n’a pas suffi à maîtriser rapidement l’incendie en raison du manque d’équipements spécialisés.

« Cet incendie doit nous interpeller. Une ville qui grandit ne peut pas continuer à compter uniquement sur les moyens de bord lorsqu’une catastrophe survient », estime-t-il.
Malamasa O’buira rappelle qu’Oïcha abrite aujourd’hui d’importantes activités commerciales, des dépôts de carburant, des marchés et une population de plus en plus nombreuse. Dans ces conditions, la question de la sécurité civile devrait, selon lui, figurer parmi les priorités des autorités.
Il appelle ainsi les décideurs à doter la ville d’un camion anti-incendie et à renforcer les capacités locales de prévention et de gestion des catastrophes. Pour lui, le statut de ville doit s’accompagner d’investissements concrets dans les infrastructures et les services destinés à protéger les habitants et leurs biens.
Alors que les victimes du récent incendie continuent d’évaluer l’étendue de leurs pertes, plusieurs habitants partagent cette préoccupation. Beaucoup espèrent que cet événement servira de leçon et encouragera les autorités à mettre en place un dispositif efficace de lutte contre les incendies afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.
Pour Malamasa O’buira, la modernisation d’Oïcha ne se mesurera pas seulement à son statut administratif, mais également à sa capacité à garantir la sécurité de sa population face aux risques auxquels elle est exposée.
Jean-Claude Mbafumoja
