Le virus Ebola peut rester présent dans le sperme des hommes survivants pendant plusieurs mois après leur guérison. Cette précision ressort de plusieurs études scientifiques et des données publiées par l’Organisation mondiale de la santé. Les experts sanitaires rappellent que cette persistance du virus peut favoriser une transmission sexuelle même après la disparition des symptômes.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le virus Ebola disparaît rapidement dans la plupart des liquides biologiques après la guérison. Toutefois, certaines parties du corps, appelées « sites immunologiquement protégés », peuvent conserver le virus plus longtemps. C’est notamment le cas des testicules et du sperme.
Des recherches menées après les précédentes épidémies en Afrique de l’Ouest ont montré que des traces du virus ont été détectées dans le sperme jusqu’à 12 mois chez certains survivants. Dans plusieurs cas rares, des fragments viraux ont même été retrouvés au-delà d’un an, bien que cela ne signifie pas toujours que le virus reste capable de contaminer une autre personne.
Les autorités sanitaires recommandent ainsi aux survivants d’Ebola de respecter certaines précautions après leur guérison. Parmi elles figurent l’abstinence sexuelle temporaire ou l’utilisation correcte du préservatif jusqu’à confirmation médicale de l’absence du virus dans le sperme. L’OMS recommande également un suivi médical régulier des survivants afin de limiter les risques de résurgence de la maladie.
Les spécialistes rappellent enfin que le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les fluides corporels suspects ainsi que le respect des mesures barrières demeurent essentiels pour prévenir la propagation de la maladie à virus Ebola.
Jean-Claude Mbafumoja
